Deux chroniques hebdomadaires animent le blog au sujet du blog sur l’impact des politiques et économies culturelles en Afrique. L’une est « l’Arme culturelle ». L’autre « Toucher la cible ». La dernière actualité de la première citée est la destruction annoncée du Musée national ougandais. Un immeuble futuriste à senteurs commerciales va y sortir de terre. Les hommes politiques et bureaucrates ougandais regrettent la faible contribution mathématique des arts et de la culture dans les caisses de l’Etat. Ils n’ont aucune valeur ajoutée dans l’économie du pays.
Le blog s’insurge contre la promotion du développement capitaliste aux dépens de la culture. La démolition du musée va effacer une mémoire de 100 ans. Elle est la mise sous le boisseau d’un pan de l’histoire ougandaise. Par ailleurs, elle s’inscrit contre les clauses de la Convention de l’UNESCO sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles. Il faut sauver le Musée national ougandais. C’est un appel à une mobilisation internationale de toutes les forces vives. (http://culturalpolicy-economics-africa.blogspot.com/2011/04/le-piege-de-la-gratuite.html)
Cette nouvelle précède une autre actualité triste. Elle est relative au visa refusé à un haut commis de Arterial Network par l’immigration britannique. Il était invité à la rencontre initiale d’une opération d’envergure prévue en 2012 au Royaume Uni. La motivation du rejet porte sur des soupçons de transactions irrégulières dans le compte bancaire de l’intéressé, son célibat, l’absence d’enfants sous son toit et l’absence des preuves d’un quelconque ancrage familial proche ou distant dans son pays et d’une participation antérieure à un événement culturel similaire au Congo démocratique ou ailleurs. (http://culturalpolicy-economics-africa.blogspot.com/2011/03/larme-culturelle-espaces-vides-la.html)
Le blog y voit un acte d’hypocrisie. Une sorte de deux poids deux mesures d’un Nord pourtant signataire de la Convention de l’UNESCO sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles. Laquelle met un point d’honneur sur l’accès aux marchés occidentaux et sur la mobilité des artistes. Le refus de visa porte un coup à un groupe censé être constitué de 6 personnes. Il est désormais réduit à 4 à cause du visa refusé à un participant kenyan. Freemuse, une organisation danoise de lutte pour la liberté d’expression musicale a réagi: “ Quelle triste histoire; nous l’avons trop souvent entendue avant. Les visas et les autorisations d’entrées, pour les professionnels de la culture et les artistes dans les Etats de la Communauté Européenne sont une histoire triste. Nous nous sommes consacrés à une recherche entre 2008 et 2009 sur la mobilité des organisations culturelles et artistiques et y avons découvert nombre de dysfonctionnement. Vous pouvez obtenir plus d’informations: http://www.freemuse.org/sw30346.asp Après beaucoup de pressions, le document est désormais classé comme référence à la Commission Européenne. Avant le WOMEX l’an dernier, nous avons commis ce guide léger pour aider aux processus de négociation : Demande de visa pour artistes : argumentaire de succès.” http://www.freemuse.org/sw39672.asp
Le blog questionne la valeur la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Son article 4 stipule que les droits de l’Homme sont inviolables. La Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples condamne l’usage de la force contre les civiles en Libye. Par ailleurs, une troupe théâtrale est poursuivie en justice au Zimbabwe après deux nuits de garde à vue. Il est reproché à la troupe d’avoir fait du bruit de manière illégale lors de la représentation d’une pièce qui rappelle les problèmes politiques de juin 2008. Pourtant, la commission de censure avait vu la pièce écrite par Stephen Chifunyise, l’un des 30 nouveaux culturels UNESCO-EU. En Angola, une marche de protestation était prévue le 7 mars 2011. La police avait interpelé des citoyens et des journalistes la veille, y compris un groupe de rap de 17 personnes. Ses membres disaient des poèmes. Tous ces faits marquent des abus des droits de l’Homme en Afrique. Le blog s’interroge si la Charte africaine vaut sa valeur en papier. (http://culturalpolicy-economics-africa.blogspot.com/2011/03/larme-culturelle.html)
« Toucher la cible » s’est davantage intéressée au piège de la gratuité chez les artistes. Le syndrome les faiblit de l’intérieur. A cause des prétextes selon lesquels les Etats doivent élaborer et mettre en œuvre les politiques et économies culturelles, les artistes se contentent de produire les œuvres. Ils abandonnent la scène aux hommes politiques. Pourtant, les œuvres d’art sont exploitées comme des instruments de marketing politique. Il devient, par conséquent, urgent de se lancer dans la bataille de la conquête du centre de prise de décision. Rester à la périphérie sociale dessert les intérêts des artistes. (http://culturalpolicy-economics-africa.blogspot.com/2011/04/le-piege-de-la-gratuite.html)
Y aboutir suggère un minimum de formation. C’est un axe essentiel chez les journalistes culturels. Les programmes de formation dans les enseignements primaires, secondaires et universitaires devraient intégrer des composants dudit journalisme. Sa rédaction requiert à la fois des prédispositions d’artistes et des dispositions d’écriture professionnelle. Au Cameroun, l’Université de Buéa vient d’accepter de la faire. C’était à l’issue d’un atelier au sujet des arts et de la culture dans les salles de classe et salles de rédaction. Deux membres de Arterial Network y ont contribué. (http://culturalpolicy-economics-africa.blogspot.com/2011/03/les-arts-et-la-culture-en-salles-de.html)
Mais le problème majeur reste la situation des politiques et économies culturelles en Afrique. Il s’agit d’une situation à l’image du continent : désolation et retard. Certes, il y a des exceptions comme l’Afrique du Sud, l’Egypte ou le Mali dans une moindre mesure. Le déclic souverain doit venir des états pour accorder aux projets et programmes culturels une envergure structurelle. Mais les administrations sont lentes par nature. Par conséquent, la société civile est invitée à réveiller les Etats. Elle pourrait même les aider à développer leurs politiques et économies culturelles ou alors de critiquer de manière constructive la poignée qui existe. Atteindre ce défi demande à la société civile d’être elle-même un modèle de gouvernance. (http://culturalpolicy-economics-africa.blogspot.com/2011/03/etat-des-lieux-des-politiques-et.html)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire